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La religion des Tan'yons rythme considérablement leur vie. Qu'ils y croient ou non, la plupart de leurs actions sont orientées par elle et ses nombreux rites.

Philosophie Modifier

La religion Tan'yon se base sur le Tayal'kni, une philosophie qui prend pour base l'entropie grandissante de l'univers et son inévitable déclin vers le Néant.

D'après les Tan'yons, cette déchéance est la conséquence de la présence de créatures immenses vivant en dehors de notre univers, et qui contrôlent les divers aspects de l'existence et aussi et surtout de la psyché.

La place des Précurseurs Modifier

Les An'kouri ne sont pas spécialement loués par les Tan'yons; pourtant, très souvent, c'est à eux que l'on fait référence lorsqu'il s'agit d'expliquer les phénomènes de l'univers.

Il est dit que les Précurseurs ont finalement réussi à percer les "derniers secrets des univers", et qu'ils ont ensuite reçu l'"Ultime Révélation" de la part des dieux eux-même, qui les ont alors invités à venir les rejoindre hors de l'univers.

Aujourd'hui, la quasi totalité des connaissances des Tan'yons sur une grande variété de domaines (dont la cosmologie) provient des tablettes laissées par les An'kouri.

Er'oen, les 7 clefs de la psyché Modifier

Selon les Tan'yons, l'existence psychique se découpe selon 7 axes que sont la mémoire, la logique, l'instinct, les émotions, l'imaginaire, les sens et le mouvement.

Ces 7 clefs sont réunies sous l'égide d'un unique concept appelé Er'oen, qui synthétise l'idéal qu'un Tan'yon cherche à atteindre en terme de maîtrise du pouvoir.

Cosmogonie et histoire de l'univers Modifier

Bien avant que le temps lui-même n'existe vivait une entité de neutralité absolue. Cette entité se scinda spontanément en deux entités moindres, qui s'éloignèrent peu à peu pour former l'espace et le temps. La première, Uun', se replia sur elle-même pour former notre univers, et la seconde, innomable, alla se terrer au plus loin de la première. Depuis, les deux entités cherchent à tout prix à se réunir pour redevenir ce qu'elles étaient avant.

L'univers est une bulle esseulée au milieu d'un océan sombre appelé Tay (ce que l'on pourrait traduire par "Néant") dans lequel vivent d'innombrables créatures parmi lesquelles les Seer', autrement dit les dieux.

Depuis les tréfonds de l'éternité, les Seer' tordent, étirent et compressent la cloison de l'univers dans le but de finalement la faire céder, ce qui conduirait à un évènement nommé le Tay'seero, aussi appelé Déferlement Sombre, et initierait alors la réunion des deux entités fondatrices de l'univers.

Divinités Modifier

Les dieux Tan'yons sont des êtres titanesques vivant hors de notre univers et qui le poussent peu à peu vers la déchéance.

Ils sont généralement peu définis, et leurs dessins dépassent de loin notre simple compréhension; néanmoins, il leur est presque toujours associé une représentation et même, parfois, une personnalité.

Syeun'koo Modifier

Divinité du nuage, représente l'esprit de la planète, de l'environnement et de la nature. Syeun'koo est un des rares dieux disposant d'une personnalité définie : il est lunatique et vengeur (toute atteinte à "l'ordre des choses" le met en colère). Il n'y a pas vraiment de fidèles de Syeun'koo (ou plutôt, tout le monde le révère); de toute façon il hait les offrandes et considère ça comme une insulte.

Nay'ro Modifier

Divinité de l'esprit, sa représentation est aussi torturée que ses aspirations et ce qu'elle représente. Son corps est fait de circonvolutions chaotiques et d'appendices qui se meuvent dans une danse incohérente et impossible. Nay'ro est "Celui qui sème et récolte les pensées", et ses partisans développent leur pouvoir pour lire les esprits et y déposer des idées.

Er'to Modifier

Divinité de la mémoire, sa représentation est curieusement minérale et parfois même cristalline, bien que toujours dans la même veine que les autres. Il a assez peu de fidèles (une unique tribu) assez fermée : les rejoindre nécessite une prédisposition génétique assez particulière qui permet à l'individu de vivre avec ses semblables; en effet, les partisans d'Er'to, les "Urto'nii" (gardiens de secrets) ont le pouvoir de fouiller la mémoire des êtres vivants, de faire resurgir des souvenirs, et parfois même de les modifier. Les légendes racontent qu'ils disposent de secrets indicibles qu'ils sont les seuls à connaître.

Asek'leu Modifier

Divinité de l'émotion, sa représentation consiste en une créature immense aux milliers de bouches, yeux et appendices putréfiés et dégoulinant. Ses partisans sèment le chaos dans la psyché.

Uuro Modifier

Divinité de la dégénérescence des sens, sa représentation est celle d'une forme indéfinie immense qui réfléchit la lumière et les sons. Ses partisans génèrent autour d'eux des vagues (plus ou moins graves) d'hallucinations collectives. Il s'agit parfois de bruits lointains, de reflets brefs et soudains, ou alors de situations tellement réalistes qu'elles en deviennent presque tangibles (bien qu'il soit extrêmement rare de voir un tel niveau).

Iiee'ree Modifier

Divinité assez peu connue d'un concept que l'on pourrait traduire par "action des nerfs" ou "volonté d'agir". Il prend la forme d'un imbroglio infini de fines racines se développant autour d'une sphère diffuse et sombre. Ses disciples seraient capables de provoquer des spasmes, voire de contrôler certains membres. Pour le moment, aucune tribu ne vénérant ce dieu n'a été révélée; mais Korit est un vaste monde inexploré...

Yik'no Modifier

Divinité de la déchéance -- sur tous les plans, dont la représentation est un immense tourbillon tentaculaire dont le centre est sombre, flou et indéfini. Ses partisans, non contents d'appliquer le Tayal'kni, se croient investis de la mission de participer à la déchéance de l'univers. Leur simple présence cause de la tristesse, voire de la dépression. Cette partie du culte (qui ne concerne que très peu de tribus) consiste à sacrifier des êtres vivants, à détruire des choses, etc. On raconte que les adorateurs de Yik'no sont parmi les meilleurs assassins que l'on connaisse. Malheureusement, personne n'est resté vivant pour en parler.

Rites Modifier

La Marche vers S'ii Modifier

Extrait des notes d'expédition du Professeur Arl'in Taro, Xélène en charge d'une mission archéologique sur Korit.

Lorsque j'ai demandé : « Où vivaient les "fondateurs" », on m'a répondu qu'ils vivaient sous terre. Lorsque j'ai demandé « Comment va-t-on sous terre ? », on m'a répondu qu'on y va pas, à moins d'avoir une bonne raison.

Alors j'ai demandé : « Quelle bonne raison y a-t-il pour aller sous terre ? », et j'ai eu ma réponse : S'ii l'nao, la marche vers S'ii.

Cependant, j'étais loin de me douter ce que pouvait être S'ii, et pourquoi on pourrait vouloir y aller sciemment.

J'ai accompagné le doyen du village qui nous hébergeais -- j'aime à raconter cette histoire en disant "doyen" alors même que l'homme devait avoir la cinquantaine grand maximum -- jusqu'à la caverne de S'ii.

L'endroit était infernal : des vapeurs corrosives et toxiques en émanaient, et il régnait aux abords de la sombre ouverture une chaleur insoutenable.

Je me suis tourné vers le doyen; il avait l'air pensif et un peu nerveux. Il me dit qu'il devait entrer, seul, et s'enfoncer le plus loin possible dans la grotte.

Je lui ai dit que c'était du suicide, qu'il allait mourir; et il m'a répondu : « Je sais ».

[...]

Les Tan'yons ont un rite bizarre. Il est ancré dans leur culture et semble naturel pour eux; mais je ne peux m'empêcher de penser que c'est horrible.

En fait, leurs pouvoirs -- qu'ils ne maîtrisent déjà pas beaucoup -- ne cessent d'augmenter avec le temps; au point qu'à partir d'un moment, ces pouvoirs deviennent néfaste pour leur entourage et leur environnement.

Du coup, pour préserver les autres, les Tan'yons les plus vieux viennent se laisser mourir dans S'ii, à la gloire de leur dieu.

[...]

Je sais que c'est une mesure de préservation; et d'ailleurs, aucun adulte n'était vraiment triste de voir le doyen partir (il semble même que ça soit l'aboutissement d'une vie). Mais en voyant la larme dans le coin de l'oeil de sa fille, je n'ai pu m'empêcher de me sentir mal.