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La Grande Théorie Unificatrice de l'Univers (ou des univers), parfois abrégée GUTU (Great Unified Theory of the Universe(s)) est le modèle physique et cosmologique dominant dans la description de notre univers.

Introduction Modifier

La physique quantique fut élaborée durant l'ère précédente dans le but de comprendre les interactions fondamentales de notre univers; et pendant longtemps, on a cru qu'elle parviendrait à unifier et/ou expliquer toutes les théories physiques que nous utilisions alors pour décrire l'univers (relativité générale, gravitation, cosmologie, etc.). Cependant, il est très possible qu'elle n'y arrive jamais, et ce indépendamment de la complexité des modèles mathématiques sur lesquels elle se base.

De ce fait, il n'est pas étonnant de constater les délaissement progressif de cette théorie au profit d'une autre, certes récente, mais extrêmement prometteuse, une théorie très sobrement appelée Grande Théorie de la Matière, des Flux, et des Essences Intrinsèques de l'Existence Universelle Multicouche[1], simplement appelée Grande Théorie Unificatrice des Univers.

Cette dernière appellation, à la base ironique, est aujourd'hui largement répandue dans la communauté; notamment car elle est beaucoup plus courte, mais également car elle reflète le poids important qu'on aimerait lui faire porter : celui d'unifier notre compréhension de l'univers.

Histoire Modifier

La GUTU ne s'est pas construite en un jour; et pour comprendre la teneur de son contenu, il n'est pas inintéressant de s'intéresser à ses origines.

Les bosons obsolètes Modifier

En l'an 9 de la quatrième ère, des chercheurs réussirent à observer des bosons au plus près et avec une très grande précision. Il s'agissait alors d'une première dans le monde scientifique; mais le réel impact de cet observation était encore à venir.

En effet : les bosons observés ne semblaient pas se déplacer tout seul, mais semblait charrié par un flot, une sorte de rivière presque imperceptible, mais néanmoins présente. Au départ, l'équipe scientifique pensa qu'il s'agissait d'interférences ou d'une erreur de mesure quelconque; mais après ajustement du dispositif, ils finirent par le voir clairement : il y avait une sorte de flux qui transportait les bosons de la source vers la destination. 

À ce moment là, la communauté scientifique s'emballa : la nature interactionnelle des bosons, alors considérée comme un véritable prédicat de la physique moderne, s'ébranlait. Il semblait en effet que les bosons étaient conduits et orientés par un phénomène de nature différente; pire, certains émirent l'idée que le fonctionnement des bosons ne puisse pas leur être totalement dus... 

L'intuition de Téler Modifier

Après de nombreuses années passées à tenter d'isoler, observer et quantifier les flux porteurs de bosons, une équipe de chercheurs indépendants parvinrent finalement par trouver un moyen de mettre en évidence l'étrange flot : à l'aide d'un système complexe de cristaux polarisés et de champs magnétiques variables, ils arrivèrent à observer d'infimes perturbations de la lumière, mettant ainsi en exergue un flux. Ce dispositif sera nommé d'après son principal inventeur, Yarem Kerlnau.

L'appareil de Kerlnau fut majoritairement utilisé pour observer des flux provoqués artificiellement et de manière très contrôlée (champs électromagnétiques, radiations, etc.); mais un grand théoricien, Vaaras Téler, eût l'idée d'en faire une version portative, qu'il s'empressa d'utiliser un peu partout autour de lui. Les résultats dépassèrent les attentes les plus folles de Téler : les flux sont partout.

Désirant pousser l'expérimentation plus loin, il modula les paramètres de son appareil de manière empirique et constata des variations dans le mouvement des flux et la façon dont ils sont perceptibles. Il tira de cette expérience une liste de lois empiriques (les Lois Empiriques de Téler), qui deviendront plus tard les Lois Fondamentales de Téler-Lirndo.

La particule élémentaire Modifier

Tandis qu'une large partie de la communauté scientifique s'affairait à percer le secret des flux (travaillant à l'élaboration de la "théorie des flux"), un autre groupe de chercheurs se mit en tête de poursuivre l'exploration des théories quantiques.

Parmi eux, un important groupe de recherche (notamment financé par la FIG) travailla sur la réalisation d'un dispositif d'observation exceptionnel, censé pouvoir "voir" au-delà de la plupart des particules subatomiques. Lors de la phase de test du dispositif, le groupe parvint à observer de près un proton, puis un quark. En tentant d'aller au-delà, ils n'obtinrent rien de plus que ce qu'ils considéraient être des artefacts de mesure : des sortes de points minuscules assemblés sous forme de cubes ou de tétraèdres.

Mais après une très longue étape de calibrage et de nombreuses expériences, les scientifiques finirent par douter que les points fussent des artefacts. À la place, ils émirent l'idée que ces points puissent en fait être la manifestation d'une composante de l'existence. Cette assertion donna naissance à une nouvelle théorie, la théorie du particulum.

Cette théorie, au départ moquée par la communauté, se fraya rapidement un chemin vers le coeur de la communauté scientifique (grâce notamment à l'importante course technologique induite par la puissance exceptionnelle du dispositif d'observation).

Vers une théorie viable Modifier

Des observations poussées révélèrent que les flux avaient une influence directe sur les particulae. Bien plus qu'une influence quelconque et arbitraire, on se rendit compte qu'il s'agissait de quelque chose de précis et quantifiable. Ces observations donnèrent naissance à la théorie de la matière et des flux, une théorie plutôt stable et très prometteuse.

En parallèle, de grands groupes industriels tentèrent de monter de gigantesques appareils de Kerlnau sur des sondes spatiales dans le but de scruter l'espace partout où cela était possible. Assez rapidement, une carte approximative des flux autour de la nébuleuse du cheval fut établie.

Cette carte permit de se rendre compte que les flux avaient une trajectoire globalement rectiligne (même si localement plus tortueuse), mais semblaient, en certains points précis, former des noeuds ou au contraire éviter des obstacles.

Ces sortes de singularités furent longtemps inexpliquées, et affaiblirent un peu la cohérence de la théorie de la matière et des flux.

Fort heureusement, presque 10 ans après l'observation des noeuds, un scientifique du nom d'Algaïr Lon'taldel formula des hypothèses dans le but d'expliquer ces phénomènes. Ces hypothèses (connues plus tard sous le nom de lois de Lon'taldel) étaient un peu la pierre qui manquait à l'édifice. Correctement interprétées, elles pouvaient en effet expliquer tous les petits problèmes que l'on commençait à entrevoir dans la théorie de la matière et des flux.

Les hypothèses de Lon'taldel employaient une structure mathématique subtile et complexe pour expliquer les noeuds et autres singularités, mettant en exergue une nouvelle composante de l'existence (longtemps considérées comme purement virtuelle) : l'essence du vide.

La naissance d'une grande théorie Modifier

Après de très nombreuses années à compiler des quantités astronomiques de données et de démonstrations, les chercheurs de la Communauté Scientifique Intergalactique finirent par publier la Grande Théorie de la Matière, des Flux et des Essences Intrinsèques de l'Existence Universelle.

Dès lors, beaucoup de groupes de recherches se mirent à tenter de raccorder les théories déjà existantes (et fonctionnelles) à la Grande Théorie, donnant naissance à la Théorie Unifiée de la Relativité, à la Théorie de la Cosmologie Fluidique, etc.

Beaucoup plus tard, à l'avènement de la Théorie des Univers, la Grande Théorie est encore amendée et prend la forme qu'on lui connaît aujourd'hui.

Principes de la Théorie Modifier

Bien qu'il ne soit pas possible de résumer en quelques lignes le contenu de la Grande Théorie Unificatrice de l'Univers, il est au moins possible d'en poser, de manière incomplète et vulgarisée, les grands principes, afin d'aider le lecteur à se familiariser avec.

Les Composantes Existentielles Modifier

Selon la théorie, l'existence est le résultat de la combinaison subtile et intriquée de trois éléments (parfois appelées composantes ou pôles), la matière (sous la forme des particulae), les flux et l'essence du vide.

Les Particulae Modifier

Le particulum est l'unité indivisible (atomique, en somme) de la matière. Il s'agirait de la plus petite quantité d'énergie tangible et stable possible.

Le regroupement de plusieurs particulae est ce qui donne les éléments constitutifs de la matière. La structure alors adoptée par ce regroupement est ce qui définie ses propriétés, sa nature etc. Par exemple, un regroupement tétraédrique de particulae tous orientées dans la même direction donne généralement un quark up.

Un particulum est orienté, a priori selon une direction unique (et possède donc une symétrie par rotation selon cette direction). La direction des particulae les unes par rapport aux autres est ce qui donne les propriétés relatives au flux du groupement.

A priori, les particulae ne sont jamais seules. On ne sait pas bien qu'elle est la taille minimale d'un groupement, mais on n'a pas observé de groupements de taille inférieure à 27.

Il est à noter que, comme dans les théories quantiques (par ailleurs compatibles avec cette théorie), les particulae sont à la fois responsable de la matière "standard", mais également de la matière faisant partie des interactions (bosons).

Le rôle exact des bosons dans les interactions n'est pas encore parfaitement défini; pour certains, le flux porte le boson et c'est ce dernier qui est responsable de l'interaction, pour d'autres, c'est le flux qui est responsable de l'interaction est le boson n'est qu'un effet secondaire.

Les Flux Modifier

Les flux sont des sortes de "lignes" intangibles qui parcourent l'Univers selon des trajectoires plus ou moins complexes (même si généralement globalement rectilignes) et souvent changeantes.

Un flux est avant tout un faisceau composé de flux plus simples, eux-même composés de flux plus simples encore. On ne sait pas si ce phénomène de composition des flux a une fin (pour certains chercheurs, les flux ont une structure fractale).

Les flux sont identifiés par une trajectoire, un sens, une intensité et une composition et sont souvent affublés d'une "nature", qui est une description qualitative de l'effet et/ou de l'origine du flux (e.g.: flux de nature "support électromagnétique" pour dire que le flux est un constituant essentiel d'une interaction électromagnétique).

Pour la plupart des flux, la nature dépend uniquement de la composition (on les appelle alors "stables"). Si cette nature dépend aussi de la trajectoire, on dira que le flux est "astable"; et si la nature dépend du sens, on le dira "méta-stable".

Les flux se déplacent (en théorie et d'après les observations) des zones de forte densité vacuitique (typiquement : les étoilies) vers les zones de faible densité vacuitique (par exemple le bord des galaxies), à la manière du vent pour la pression atmosphérique.

Tout objet émet et reçoit constamment des flux. Un cas particulier est celui des êtres vivants, qui semblent tous émettre un flux de nature très particulière (nature qui semble être commune à tous les êtres vivants), logiquement appelé "flux vital", et qui est unique pour tout le monde.

L'Essence du Vide Modifier

L'essence du vide est un genre de corps ou de variété intangible qui compose une grande partie (entre 80% et 99%) de l'espace vide de notre univers.

Cette variété serait en fait le "support" des flux : sans lui, les flux ne pourraient pas circuler, et sa topologie influence directement leurs trajectoires.

Malgré cela, l'essence du vide est quasiment inerte : elle n’interagit absolument pas avec les particulae, et n'interagit qu'en de très rares occasions avec les flux.

L'essence du vide est caractérisée par sa densité. Cette dernière est différente en tout point de l'univers (même si fondamentalement continue), et ne bouge que très très peu à travers le temps, probablement à cause des flux qui passent dessus, à la manière d'une rivière creusant une vallée.

La plupart du temps, l'essence du vide est homogène et isotrope; cependant, il peut arriver qu'elle présente, en certains points particuliers, des puits ou des pics de densité. Ces points sont alors appelés singularités.

GUTU dans la culture Modifier

Une théorie déjà explorée ? Modifier

Il y a environ 30 ans, des archéologues exhumèrent une grande cité Télonienne. Un scientifique présent sur le site de fouille dit alors avoir reconnu des éléments de la Grande Théorie, exposés sur certains murs de la cité. Dès lors, et après beaucoup de concertations entre les archéologues et les cosmologistes du monde entier, il fut établi qu'il était très probable que les Téloniens avaient laissés derrière eux les fragments d'une théorie très analogue à la nôtre.

C'est cette découverte qui fit comprendre aux archéologues que les machines Téloniennes fonctionnaient probablement avec une forme pure de flux, et non des dérivés (comme l'électricité par exemple).

Notes Modifier

  1. Traduction du nom affiché sur l'article considéré comme fondateur dans le domaine, co-signé par pas moins de 53 chercheurs en physique, en cosmologie, et même en ethnologie comparative.